La démographie médicale à l’horizon 2030 : de nouvelles projections nationales et régionales détaillées

Ketty ATTAL-TOUBERT et Mélanie VANDERSCHELDEN

Anticiper longtemps à l’avance les évolutions de la démographie médicale et les mettre en regard des évolutions prévisibles de la population est nécessaire pour favoriser une gestion sans à-coups de l’adaptation des effectifs de médecins aux besoins. Cette anticipation est particulièrement nécessaire compte tenu de la longueur des études médicales. Les projections des effectifs de médecins à l’horizon de 2030 permettent de dessiner les évolutions futures de la population médicale sous diverses hypothèses. Selon le scénario tendanciel de référence, à comportements constants, le nombre de médecins actifs se réduirait jusque vers 2020 et la densité médicale serait durablement inférieure à son niveau actuel. La profession rajeunirait et se féminiserait progressivement. Les évolutions des effectifs des différentes spécialités et de médecins dans les régions seraient très contrastées. Selon les différentes variantes simulées, une unique mesure de régulation ne suffirait pas à répondre aux enjeux à venir. Une augmentation du numerus clausus par exemple, ou un report de deux ans de l’âge de départ àla retraite, permettrait certes de limiter la baisse des effectifs, voire d’accroître transitoirement le nombre de médecins actifs, mais n’aurait pas d’impact sur les déséquilibres entre spécialités ou sur les inégalités régionales.

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