Petites surfaces, surpeuplement, habitat dégradé : des conditions de logement plus difficiles après une séparation

Études et résultats n° 947, janvier 2016.

JPEGAprès une séparation, les familles doivent prendre en compte, dans leurs besoins de logement, les enfants qui vivent avec elles, mais aussi ceux qui résident chez leur autre parent de manière occasionnelle ou plus régulière.

Les parents de famille monoparentale et ceux qui vivent seuls sans leur(s) enfant(s) sont moins satisfaits de leurs conditions de logement que les autres. Moins souvent propriétaires, ils ont aussi plus de difficultés à payer les frais liés à leur habitat. Ils résident plus souvent en ville, dans un logement collectif, ancien et comportant des défauts importants.

Vivant dans une plus petite surface, les familles monoparentales sont davantage confrontées au surpeuplement que les autres familles. Parmi les personnes seules, les parents qui vivent sans leur(s) enfant(s) ont des logements plus grands, même s’ils déplorent un peu plus souvent le manque d’espace, qui pourrait être lié à l’accueil de leur(s) enfant(s).

Les conditions de logement des familles recomposées sont meilleures que celles des parents sans conjoint, mais restent moins favorables que celles des autres familles.

Référence : Sophie Villaume, 2016, « Petites surfaces, surpeuplement, habitat dégradé : des conditions de logement plus difficiles après une séparation », Études et Résultats, n°947, Drees, Janvier.