Offre de soins de premier recours : proximité ne rime pas toujours avec accessibilité

* Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

** Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)

ER 817 : Répartition des consultations de professionnels libéraux selon la distance parcourue par le patient {GIF}La quasi-totalité de la population française habite à moins de 15 minutes d’un médecin généraliste, d’un infirmier et d’un masseur-kinésithérapeute. Cependant, les patients ne consultent pas toujours le professionnel de santé le plus proche pour les soins de premier recours. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les spécialistes en accès direct : gynécologues et ophtalmologues.

L’utilisation d’un nouvel indicateur d’accessibilité, dépassant les simples distances aux professionnels et tenant compte des tensions locales entre offre et demande de soins, permet de mieux appréhender les disparités territoriales d’accès aux soins. Le choix de la commune de recours, lorsque ce n’est pas la plus proche, est souvent lié à sa taille ou sa proximité avec le lieu de travail du patient.

- L’indicateur d’APL est disponible pour les professionnels de santé libéraux de premier recours ou en accès direct sur le site. Cliquez ici.

Référence : M. Barlet, C. Collin, M. Bigard, D. Levy, 2012, « Offre de soins de premier recours : proximité ne rime pas toujours avec accessibilité », Études et résultats, n°817, Drees, octobre.

Mots clefs : accès aux soins, médecins libéraux, masseurs-kinésithérapeutes ; médecins libéraux, ophtalmologues, gynécologues