Inégalités de santé : influence du groupe social sur la dégradation de la santé perçue

Inégalités de santé : influence du groupe social sur la dégradation de la santé perçue {GIF} Les inégalités de santé sont marquées en France selon le groupe social. En 2006, dans la population de 30 à 49 ans, travaillant en 2006 et en 2010, les cadres et les professions intermédiaires étaient respectivement 90 % et 87 % à se considérer en bonne ou en très bonne santé, contre 81 % des employés et 79 % des ouvriers.

Partant d’un haut niveau de santé perçue, les cadres sont moins susceptibles de voir leur santé s’améliorer entre 2006 et 2010. De fait, 6 % d’entre eux déclarent une telle amélioration durant cette période, contre 8 % des ouvriers. Cependant, l’évolution de la santé des cadres est globalement plus favorable que celle des ouvriers, puisqu’ils sont moins nombreux à déclarer une détérioration de leur santé entre 2006 et 2010 (8 % contre 15 %).

À état de santé général et caractéristiques individuelles comparables en 2006, les cadres et les professions intermédiaires ont moins de chances que les ouvriers de connaître une dégradation de leur santé perçue quatre ans plus tard.

Référence : Thomas Barnay et Nicolas de Riccardis, 2014, « Inégalités de santé : influence du groupe social sur la dégradation de la santé perçue », Études et Résultats, n°898, Drees, Décembre.