Hospitalisation de court séjour - Évolution des parts de marché entre 2003 et 2011

Hospitalisation de court séjour {GIF}La mise en place de la tarification à l’activité dans le court séjour, en 2004, a incité les établissements de santé à améliorer leur efficience en développant leur activité tout en maîtrisant les coûts et les durées de séjour. L’enveloppe globale destinée au financement de ces établissements étant régulée via un objectif national de dépenses, une certaine forme de concurrence s’est mise en place, notamment entre les secteurs public et privé.

Sur la période 2003-2011 étudiée ici, l’activité globale a logiquement augmenté, en lien avec l’accroissement et le vieillissement de la population. Ainsi, la déformation de la structure de la population est responsable de 80 % de la hausse du nombre de séjours entre 2003 et 2011. Si l’effet démographique apparaît donc prépondérant sur l’évolution de l’activité globale, il est minoritaire pour certains segments d’activité.

Par ailleurs, la part de marché des hôpitaux publics en nombre de séjours – valorisés ou non par les tarifs – s’est développée sur la période au détriment des cliniques privées. L’essentiel de cette progression est due aux activités chirurgicales et semble s’être faite en deux temps : d’abord une augmentation du nombre de séjours, puis, à partir de 2008, un déplacement de la consommation vers des séjours davantage valorisés. L’analyse de quelques motifs de recours à un niveau fin montre que les raisons du repli du secteur privé peuvent être multiples.

Référence : Franck EVAIN, 2013, « Hospitalisation de court séjour - Évolution des parts de marché entre 2003 et 2011 », Études et résultats, n° 854, Drees, octobre.

Mots-clefs : établissements de santé, tarification à l’activité, clinique, séjour, pathologie, part de marché, secteur public, secteur privé, MCO, T2A