Échec et retard scolaire des enfants hébergés par l’aide sociale à l’enfance

Échec et retard scolaire des enfants hébergés par l'aide sociale à l'enfance {GIF}La situation familiale ou sociale difficile vécue par les enfants placés dans les établissements de l’aide sociale à l’enfance (ASE) influe sur leur scolarité. Ces enfants connaissent des situations de déscolarisation, notamment l’année où survient le placement. À 15 ans, ils sont trois fois plus nombreux dans cette situation que les autres adolescents de leur âge. Et en fin de scolarité obligatoire, nombreux sont ceux qui quittent les bancs de l’école, sans pour autant se lancer dans la vie professionnelle.

Pour les jeunes majeurs, la situation diffère cependant. Ils ne sont pas plus déscolarisés que le reste de leur génération, en raison de la sélection pour entrer dans le dispositif contrat jeune majeur.
Les enfants placés en établissement souffrent également d’un important retard scolaire. À l’âge d’entrer au collège, deux tiers sont en retard d’au moins une année.

À partir de 15 ans, ils se dirigent le plus souvent vers l’enseignement professionnel court (BEP, CAP). La perspective de la fin de prise en charge par l’ASE à 18 ans les incite à acquérir rapidement une autonomie financière en s’orientant vers le marché de l’emploi.

Référence : T. MAINAUD, 2013, « Échec et retard scolaire des enfants hébergés par l’aide sociale à l’enfance » n° 845, juillet

Mots-clefs : aide sociale à l’enfance, école, placement