Les comptes de la protection sociale en 2007

Alexandre BOURGEOIS, Michel DUÉE, Marie HENNION-AOURIRI, Nadine LEBOURG, Pascale LEVREY

En 2007, les dépenses liées à la protection sociale se sont accrues de 3,9 % (hors transferts) en valeur et de 1,9 % en termes réels. Les prestations de protection sociale perçues par les ménages (549,6 milliards d’euros, soit 95 % des dépenses) ont progressé de +3,9 % en euros courants, et de +1,8 % en euros constants. Elles représentent 29,0 % du PIB, contre 29,3 % en 2006 et 29,5 % en 2005. Comme en 2006, les prestations du risque vieillesse-survie, qui représentent la part la plus importante de l’ensemble des prestations (44,9 % en 2007), sont les plus dynamiques (+5,5 % après +5,6 % en 2006). Les prestations santé ont progressé un peu plus fortement en 2007 ; à l’inverse, dans un contexte d’amélioration de la situation sur le marché du travail, les dépenses relatives au risque emploi accentuent leur diminution entamée en 2006, et celles relatives au risque pauvreté-exclusion ralentissent nettement.

Les ressources (hors transferts) de l’ensemble des régimes de protection sociale ont progressé de 4,4 % en valeur en 2007. Le « taux de pression sociale » s’est établi à 26,6 % du PIB, ce qui représente une légère baisse (de -0,1 point) par rapport à 2006. Les cotisations sociales, qui représentent les deux tiers des recettes (hors transferts), se sont accrues à un rythme inférieur à celui de la masse salariale (+3,5 % en valeur, contre +4,5 %), tandis que les impôts et taxes affectés ont progressé à un rythme dynamique (+6,2 %). Ces évolutions sont notamment liées à l’augmentation toujours soutenue des exonérations de cotisations sociales ainsi que des recettes fiscales destinées à les compenser.

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